UNE FETE EN CIMMERIE

25 JUIN – 4 SEPTEMBRE 2003
Horaires : de 10 h à 18 h
Ouvert tous les jours sauf le mardi

une fete en cimmerie - planche XII
Une fête en Cimmérie - Planche XII
Lithographies originales de Henri MATISSE
Tériade, éditeur, Paris MXMCXIII (1963)
Collection particulière
© Succession.Henri.Matisse

AUTOUR DE L'EXPOSITION - Auditorium Nucéra
Projection d’un film d’animation, à l’auditorium du musée Matisse
Tous les jours, de 10 h à 17 h, sauf le mardi


Film d’animation, Bertrand Lozay

A l’occasion de l’exposition Matisse, une fête en Cimmérie, le musée
Matisse a souhaité présenté le travail de Bertrand Lozay, réalisateur, à
Argentré du Plessis.
En effet, dans cette maquette de film en cours de réalisation, le jeu
graphique d’ amplification des visages inuits, selon le rythme d’un chant
traditionnel, a été créé à partir des dessins de Matisse, de 1947 destinés
au livre “Une fête en Cimmérie ”.

Le projet initial de Bertrand Lozay est de réaliser un film d’animation
illustrant les “ Contes inuit de la banquise ” de Jacques Pasquet
Editions d’Orbestrier, en particulier une histoire de chasseurs de phoques
:

“ Ils étaient partis chasser le phoque, s’aventurant très loin sur les
glaces fragiles et dérivantes. Emportés au large par un fort courant, rien
ne pouvait sembler les ramener vers la rive. Le vent contraire était trop
fort. Le bloc de glace sur lequel il se trouvaient se brisait un peu plus
chaque fois qu’ils en heurtaient un plus gros. Ils n’avaient pratiquement
plus de place et risquaient de tomber à l’eau et de se noyer. Les trois
chasseurs se jetèrent à l’eau, leurs amulettes les changèrent en ours
polaires et ils purent ainsi regagner les glaces fermes. ”

A partir de ce conte, Bertrand Lozay a cherché à exprimer les croyances
chamaniques mêlant les éléments de la Nature et le destin de l’homme :

“ chaque représentation de visage forme un tout avec la nature qui
l’entoure : au début du film, les traits du personnage en buste symbolisent
la rive, son embarcation et les vagues qui mènent à la dérive, son visage.
Les autres dessins se concentrent sur le personnage qui voit son
embarcation réduire à vue d’œil avant de disparaître complètement. La
transformation a lieu et apparaît un être différent, aux traits beaucoup
plus épais (l’ours). L’Inuk, comme tous les animaux, compose la Nature, et
dans la ronde des existences, un humain peut prendre une forme animale et
inversement. ”


Renseignements au 04 93 53 40 53

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