CONSERVATION, RESTAURATION POUR L'AVENIR D'UNE COLLECTION

Exposition 02 avril - 15 juin 2003

DOSSIER DE PRESSE
Connaître une collection pour mieux la préserver

Origine et donations

"Henri Matisse, en son vivant, puis Madame Henri Matisse, enfin tous les autres membres de la famille ont effectué d'importantes donations d'œuvres, objets ou souvenirs du peintre, à la ville de Nice directement, mais toujours pour être réunis et présentés ensemble […] l’un des buts poursuivis est de former un ensemble harmonieux et cohérent, permettant de suivre la démarche et les différentes recherches du Maître" .

Le 21 octobre 1953, Henri Matisse fit une importante donation comprenant plusieurs œuvres majeures à la Ville de Nice, parmi lesquelles Nature morte aux grenades (1947), quatre dessins de la série Thèmes et Variations (1941-1942), deux sérigraphies Océanie, la mer et Océanie, le ciel (1946-1947), Danseuse créole (1950).

En 1960, son épouse, Amélie Parayre, lègue plus de deux cents œuvres illustrant les principales étapes de l'œuvre de Matisse, depuis les peintures d’apprentissage, Nature morte aux livres (1890), jusqu’aux gouaches découpées des dernières années de sa vie, Fleurs et fruits (1952-1953), ainsi que des sculptures, meubles et objets personnels ayant appartenus à l’artiste.

Suivront en 1960 et 1963, les donations de sa fille, Marguerite Duthuit, et de ses fils, Jean et Pierre. En octobre 1978, Jean Matisse fait une donation à l’Etat, au profit du musée Matisse, de cinquante-sept sculptures et d'œuvres importantes, dont Nymphe dans la forêt (1935-1943) et Nu bleu IV (1952). En 1987, Pierre Matisse enrichit la collection d'un dessin préparatoire de saint Dominique et Gérard Matisse, petit-fils de l'artiste, offre une esquisse de La Danse de la Fondation Barnes.

En 1993, le Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, met en dépôt au musée de Nice quatre œuvres de la dation Pierre Matisse.
Les raisons et l’esprit de ces donations

Si Matisse et sa famille ont choisi de faire bénéficier Nice de donations, ce fut en raison des liens profonds entre cette région et une grande partie de l'œuvre du Maître, qui découvrit Nice en 1917 et y vécut jusqu’à sa mort, en 1954.

"Je m'emploie à créer un art qui soit pour le spectateur, à quelque condition qu’il appartienne, une sorte de calmant cérébral, de trêve, de certitude agréable, qui donne la paix et la tranquillité" .

Ces propos de Matisse illustrent la vocation de la collection monographique du musée : être à la fois didactique et en même temps agréable au regard. Sont ainsi tracées les grandes lignes, les orientations principales d'un projet qui s'est développé, depuis son origine, en écho à la volonté de l'artiste et, par la suite, en réponse aux encouragements prodigués constamment par les héritiers du Maître.

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