MATISSE - RODIN |
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Nice
20 juin – 27 septembre 2009 |
Paris
22 octobre 2009 – 28 février 2010 |
Musée Matisse :Matisse – Rodin, un parcours sans fin
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Musée Rodin: Matisse - Rodin |
| Musée des Beaux-arts :Les Rodin du musée : Regards photographiques |
Matisse – Rodin, un parcours sans fin
Le propos de l’exposition
L’exposition débute dans la villa des Arènes par une présentation de sculptures de Bourdelle et Maillol, contemporains de Matisse et Rodin, qui donnèrent comme eux la primauté à l’expression et à la matière.
L’exposition aborde ensuite les maîtres que Matisse et Rodin ont admirés pour leur rendu de la perfection anatomique, Michel-Ange et Barye, et rappelle que les deux sculpteurs modernes puisent leurs références dans l’art antique.
Le parcours évoque ensuite la rencontre de Matisse avec Rodin, autour du buste d’Henri de Rochefort de Rodin, en 1899, et le rapprochement de leurs recherches dans l’œuvre majeure de Matisse, Le Serf, ainsi que dans le traitement du modèle représenté dans une grande liberté d’expression.
L’exposition se poursuit dans la partie moderne du musée avec les variations du portrait propre aux deux artistes et leur travail respectif sur les livres illustrés, avant de faire dialoguer l’œuvre de Matisse et celle de Rodin sur la thématique du corps, représenté par fragments, en torsion, mais toujours à la recherche d’un équilibre et d’un espace, fondés sur la simplification des formes qui débouchera chez Matisse à la création des papiers gouachés découpés et à le Chapelle du Rosaire de Vence.
Les lieux d’exposition |
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Musée Matisse, Nice
164 avenue des arènes
06000 Nice
Téléphone : 04 93 53 40 53 (conservation) / 04 93 81 08 08 (public) – Fax : 04 93 53 00 22
www.musee-matisse-nice.org
matisse@ville-nice.fr |
Musée des Beaux-arts Jules Chéret, Nice
33, avenue des Baumettes
06000 Nice
Téléphone : 04.92.15.28.28 - Fax : 04.92.15.28.23
www.musee-beaux-arts-nice.org
beaux-arts@ville-nice.fr |
Musée Rodin, Paris
79 Rue de Varenne
75007 Paris
Téléphone: 01 44 18 61 10 - Fax: 01 44 18 61 30
www.musee-rodin.fr |
20 juin – 27 septembre 2009
Musée Matisse :
Matisse – Rodin, un parcours sans fin |
20 juin – 27 septembre 2009
Musée des Beaux-arts :
Les Rodin du musée : Regards photographiques |
22 octobre 2009 – 28 février 2010
Musée Rodin : Matisse – Rodin
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Matisse - Rodin : un parcours sans fin
La villa
Hall d’entrée : la sculpture
Rodin, Bourdelle, Maillol ou Matisse sont en correspondance par la primauté qu’ils reconnaissent à l’expression. Leurs œuvres témoignent d’une nouvelle approche de la forme et de la matière
Salle 1 : Les maîtres
Matisse et Rodin admiraient Michel-Ange et Barye. Ils y puisent l’exemple d’une connaissance anatomique sans défaut, qui est le support d’une vision tragique de l’existence.
Salle 2 : L’art antique
L’œuvre de Matisse comme celle de Rodin est marquée par la référence à l’antique : Matisse y trouve les racines de sa modernité et la recherche d’un langage universel. De son côté, Rodin y reconnait une affirmation de la forme en tant que telle, une forme qui n’a pas besoin d’être complète pour être considérée comme aboutie.
Salle 3 : Matisse rencontre Rodin
Une sculpture de Rodin, le buste d’Henri Rochefort, dessiné par Matisse, témoigne de l’intérêt que le plus jeune porta à son aîné. Leur rencontre, en 1899, de même que les quelques mois pendant lesquels ils furent voisins dans l’ancien couvent du Sacré-Cœur furent cependant sans conséquences directes.
Salle 4 : Le Serf
Bevilacqua, modèle masculin d’origine italienne, posa pour Rodin et pour Matisse. Le Serf de Matisse, par la suppression de ses avant-bras, exprime symboliquement l’accablement de l’esclave, sentiment exalté par le façonnage de la matière. Le recours à la forme partielle et le modelé violemment contrasté sont autant de liens qui permettent de rapprocher le travail de Matisse de celui de Rodin.
Salle 5 : Le modèle - L’esprit fauve
L’un et l’autre eurent recours au modèle vivant. Rodin reconnait toute liberté d’expression au corps : ces nus féminins couchés, cambrés, les bras derrière la tête ou appuyés sur le sol, qui disent les passions qui agitent l’humanité, prennent tout leur sens grâce à l’agrandissement que l’artiste pratique systématiquement après 1900. Chez Matisse, plus sensible à la recherche d’une émotion face aux forces de la nature et de la lumière, le fauvisme modifie la vision conventionnelle des formes et des couleurs.
Extension – niveau -1
Salle 6 : Variations d’un portrait
Rodin comme Matisse modèle les visages à la recherche d’une transcription nouvelle des caractères et des personnalités, union mystérieuse du visible et de l’invisible perçu par l’artiste. Les variations du portrait sculpté de Madame Fenaille (1898) par Rodin, de Jeannette par Matisse (1910-1913) constituent, à des périodes différentes, des étapes décisives dans l’art du portrait moderne et contemporain rompant avec le mythe classique de la ressemblance formelle.
Salle7 : Livres illustrés
Matisse sculpte, Rodin dessine, aspects de leur art distincts de ceux pour lesquels se fonde leur renommée. Les deux artistes partagèrent l’expérience de la composition d’un texte et d’une représentation graphique d’un thème pour des « livres illustrés ». Tous deux travailleront sur l’œuvre de Baudelaire « Les Fleurs du Mal ». Ils eurent le même éditeur lithographe, Clos, avec qui Rodin réalisa le « Jardin des supplices » en 1918.
Salle 8 : Fragment : Le Pied
Vestiges antiques ou « abattis » issus de l’atelier, mains et pieds prennent rang d’œuvre à part entière chez Rodin comme chez Matisse. Ce regard focalisé sur une partie du corps autorise toutes les fragmentations, modulations ou déformations des corps dont la sculpture contemporaine tirera largement parti.
Salle 9 : Torsion des corps
Torsion des corps, rupture des formes, figures partielles permettent d’instaurer un dialogue entre l’œuvre de Matisse et celle de Rodin. Ce dialogue repose également sur des thèmes communs, telle la danse : modelés et inspirations s’effleurent dans leur ressemblance apparente pour s’unir dans une représentation nouvelle de la sculpture faite de formes partielles et simplifiées.
Salle 10 : Équilibre, espace
La ligne des corps, leur interruption fait entrer la sculpture dans un espace nouveau dans lequel les notions d’équilibre et de déséquilibre prennent tout leur sens. Le grand Nu assis de Matisse (1925), Iris (1895) ou le Génie funéraire (vers 1898) de Rodin s’approprient l’espace qui les entoure avec une liberté qui crée le mouvement.
Salle 11 : Simplification des formes
Espace, mouvement, Matisse pousse à l’extrême la démarche de Rodin. Leur œuvre sculpté s’épanouit dans l’union du trait, de la forme et de la couleur. Découper à vif dans la couleur me rappelle la taille directe des sculpteurs, dit Matisse qui n’hésite pas pratiquer cette technique en grand format. Avec les papiers gouachés découpés il réalise des maquettes des panneaux monumentaux et des vitraux pour la chapelle du Rosaire de Vence.