Exposition

Biskra : Rêver d’une oasis



Biskra. Seguia dans la Vielle Ville,
Marabout de Sidi Lahsen
Photochrome Zurich, Library of Congress

27 octobre - 28 janvier 2018


Présentation de l'exposition

Commissariat : Pr. Roger Benjamin, Université de Sydney ; Eric Delpont, directeur du musée de l’Institut du monde arabe.
Reprise partielle de l’exposition : Sortilèges d’une oasis, Institut du monde Arabe, Paris (23 septembre 2016-23 janvier 2017)

Vernissage le 26 octobre à 11h
Suivi à 15 h d’une conférence « Matisse à Biskra en 1906 : art et photographie dans une oasis algérienne », par Roger Benjamin, Professeur d’histoire de l’art, Université de Sydney

Matisse séjourne deux semaines dans l’oasis de Biskra et ses environs au printemps 1906. Il n’en rapporte qu’un seul tableau, Rue à Biskra (Statens Museum for Kunst, Copenhague), mais est profondément marqué par ce premier contact avec l’Orient.
Cette exposition se propose d’apporter un regard culturel sur ce qu’est alors la Biskra que l’artiste découvre en ce tout début du XXème siècle. À travers des photographies et des cartes postales de l’époque, se révèle une station thermale d’hivernage, aux nombreux attraits touristiques qui exploitent volontiers le cliché orientaliste. Biskra est une ville touristique, attirant de nombreux visiteurs étrangers en quête d’un exotisme facile.

Parmi eux des artistes ou des écrivains dont certains ont une autre démarche. Celle d’André Gide qui s’inspire du lieu pour écrire son roman L’Immoraliste, celle du compositeur hongrois Béla Bartók, qui y étudie le chant arabe, et celle aussi de Matisse qui écrit à son ami Georges Rouault à son retour, « j’ai appris à me connaître un peu plus ». Ce qu’il apprend là-bas, au milieu du désert et des palmiers dattiers, c’est bien de renoncer définitivement au pittoresque exotique pour se livrer plutôt à l’exercice de la rêverie. C’est ainsi, à travers le spectre d’un souvenir désormais lointain que ressurgit Biskra, son parfum et ses couleurs, dans certaines des odalisques peintes à Nice dans les années 1920, alors que se tourne aux studios de La Victorine le film de Rex Ingram Le Jardin d’Allah.

Le parcours, rassemblant peintures et photographies d’époque, documents d’archives (affiches, cartes postales, plans) ainsi que des enregistrements sonores et des films, se décline en 7 sections :

  • Du Vieux-Biskra à la métropole : architecture et urbanisme
  • Biskra, une station d’hivernage et thermale
  • Une rencontre de culture : la photographie
  • Des rythmes et des sons
  • Peindre Biskra
  • Henri Matisse à Biskra
  • De Biskra à la Victorine

Découvrez Biskra au fil des textes

L’ensemble des oeuvres et documents de l’exposition proviennent principalement des collections particulières de Maître Salim Becha, de Madame Béatrice Baconnier, de Monsieur Gilles Dupont et de la collection DORA, Sydney, ainsi que du fonds de l’Institut du monde arabe, Paris.

Exposition réalisée avec le concours de l’Institut du monde arabe, Paris, et le soutien du Consulat d’Algérie à Nice.

Logo Institut du monde arabe
Logo consulat d'Algérie à Nice
retour