Au cœur d’un jardin multiséculaire, dans un contexte de raréfaction des ressources, le musée Matisse est soucieux de réduire son empreinte écologique et travaille sur plusieurs composantes de l’activité muséale pour y parvenir.
La performance énergétique de son bâti
- Un éclairage entièrement revisité
Depuis 2017, un important chantier de changement progressif des éclairages du musée a été conduit afin de les remplacer par des LED pour mieux éclairer, mieux préserver et consommer moins. L’objectif de 100% de renouvellement dans les salles d’exposition a été atteint.
- Une étanchéité revue
En 2021, un chantier important de rénovation de l’étanchéité de l’extension contemporaine du musée a été réalisé et permet aujourd’hui une meilleure régulation thermique de cette partie du musée. Les SKYDOME, vieillissants, ont également été remplacés, améliorant nettement la gestion énergétique de l’extension.
Un travail d’ampleur reste à mener sur la partie ancienne du musée, et notamment sur les huisseries de la Villa des Arènes.
L’éco-conception des expositions
- Intégrer une réflexion écologique à la production des structures
Depuis 2018 et la conception de l’exposition « Matisse & Picasso : la comédie du modèle », le musée implique ses prestataires et notamment ses scénographes dans la conception de mobilier réemployable. L’ensemble des socles permettant la présentation de la collection de sculptures a par exemple été réalisé en 2019 à l’occasion de l’exposition « Matisse Métamorphoses » selon un schéma de piétements et de tables modulables permettant un réemploi et un stockage aisé de ces dispositifs de présentation.
Par ailleurs, le musée Matisse ne détruit plus aucune cimaise et échange avec son réseau d’établissements voisins en donnant le mobilier dont il n’a plus l’usage. Plus aucun bois de construction n’est donc jeté. Par ailleurs, le musée prête et donne régulièrement du matériel inutilisé.
- Une logistique plus durable
Concernant la logistique liée aux prêts d’œuvres, le musée demande autant que faire se peut des groupements d’œuvres en caisses multiples et privilégie, particulièrement depuis la crise sanitaire, les constats d’état à distance. Cette pratique a par exemple permis à l’occasion de l’exposition « Hockney – Matisse. Un Paradis retrouvé » de transporter 79 œuvres des États-Unis dans seulement 13 caisses. En 2023, dans le cadre de la lourde logistique d’exposition liée à la présentation de « Matisse années 1930 », cinq institutions étrangères sur huit ont accepté un constat à distance.
Vers une mobilité plus douce
- Favoriser le réseau de transport en commun
Alors qu’une enquête réalisée en 2021 fait apparaître que plus de 40% des visiteurs accèdent au musée par les transports en commun (bus), le musée travaille de concert avec la Direction transport et mobilité durable de la Métropole Nice Côte d’Azur pour encourager encore d’avantage ce mode de transport en le couplant à d’autres, comme le vélo électrique.
- Encourager le développement du vélo
En effet, si l’implantation collinaire du musée n’avait jusqu’alors pas permis de travailler sur ce mode de déplacement, l’accroissement du parc de vélos électriques permet aujourd’hui de le promouvoir notamment en créant un emplacement de stationnement à usage des cyclistes se rendant au musée, ainsi qu’une piste cyclable le long du boulevard de Cimiez.
L’ensemble de cette réflexion permettra, à terme, de mieux définir une communication stratégique concernant l’accès au musée et de réduire un maximum l’impact environnemental des visiteurs.