Vue de la villa des arènes d'Henri Matisse

La colline de Cimiez

Le Musée Matisse, ainsi que le Musée d’Archéologie sont situés sur la colline de Cimiez.

Ce quartier résidentiel de Nice présente un grand intérêt architectural. Il abrite ainsi de belles résidences Belle Époque, des anciens palaces (Regina) reconvertis en habitations, des palais princiers d’inspiration mauresque (L’Alhambra).

S’il est plus épris de nature, le visiteur pourra déambuler dans les jardins à l’ombre de l’oliveraie qui abrite le Musée Matisse ou bien dans les jardins du Monastère de Cimiez avant de visiter son église paroissiale.

Cimiez est également un lieu remarquable par son passé archéologique. Le site qui jouxte le Musée Matisse permet d’admirer à la fois des arènes romaines, des thermes ainsi que le Musée d’Archéologie.

Autour du musée

Le rattachement à la France en 1860 conjugué à l’ouverture de la liaison ferroviaire Marseille-Nice en 1864 ont permis à Nice de connaître un essor urbain exponentiel. Tandis que l’afflux des hivernants adeptes d’un « tourisme aristocratique d’hiver » passait de 4500 personnes en 1861, à 33 000 en 1881 et à près de 150 000 en 1910, l’effectif de la population permanente triplait (source : L’architecture niçoise à la belle époque : 1841-1913, hommage S.M. Biasini, exposition, Nice, Palais Lascaris, 1978).

Aussi, afin de satisfaire cette nouvelle clientèle très exigeante (aristocratie européenne, chefs d’État et têtes couronnées) il convenait de construire des hébergements adaptés. Le grand nombre et l’ampleur des programmes d’architecture de loisirs et de résidences réalisés à la Belle Époque ont ainsi doté la ville de Nice d’un patrimoine architectural exceptionnel et le quartier de Cimiez en est l’exemple le plus significatif.

Autour du musée Matisse, vous pourrez découvrir :

  • Le jardin et l’oliveraie,
  • Le monastère, son jardin,
  • Le Musée d’Archéologie et les arènes,
  • L’architecture des palais et demeures bourgeoises alentours et en particulier Le Régina Palace.

Jardin et oliveraie

Face au monastère, ce jardin est une vaste oliveraie, constituée de milliers d’oliviers plus que centenaires. Ses pelouses libres d’accès en font un lieu privilégié de promenades familiales. Chaque année, des manifestations traditionnelles niçoises s’y déroulent. Le Musée Matisse ainsi que le site et musée archéologiques sont regroupés dans ce grand espace de verdure.

Le Monastère et le Cimetière de Cimiez

Le Monastère de Cimiez, classé aux monuments historiques, a été construit au IXème siècle par les frères de l’abbaye de Saint-Pons. En 1546, la confrérie des Bénédictins le cède aux Franciscains dont le couvent a été rasé lors du siège de Nice trois ans auparavant. Transformé en caserne pour les militaires puis en hôpital après la Révolution, il reprend sa vocation initiale sous la Restauration Sarde et redevient une église paroissiale placée sous la direction des moines. Son architecture fut totalement remaniée au XIXème siècle avec l’ajout des façades de style néogothique et d’un porche.

On peut y voir à l’intérieur: trois œuvres maîtresses du peintre primitif niçois Louis Bréa ; les fresques sur les voûtes peintes par Hercule Trachel (l’Assomption de la Vierge ; les scènes de vie de saint François et sainte Claire d’Assise) ; un retable de bois sculpté signé Louis Bréa de 1512 représentant la crucifixion.

Henri Matisse, Roger Martin du Gard et Raoul Dufy reposent dans le cimetière adjacent.

Monastère de Cimiez avec son jardin au premier plan
Le Monastère de Cimiez et son jardin

Les jardins de Cimiez

Rosiers grimpants dans le jardin de Cimiez
Rosiers grimpants dans le jardin de Cimiez

Longeant les bâtiments du couvent, à proximité des Arènes, ce jardin rappelle par son style le jardin à l’italienne. Cet ancien potager et verger des moines de 9 550 m2 a gardé son tracé d’origine avec son puits central et ses pergolas anciennes entièrement recouvertes de rosiers grimpants. Les agrumes, orangers, citronniers et mandariniers ponctuent la pelouse et le parterre de fleurs le long des allées, tout en côtoyant des espèces méditerranéennes telles que l’olivier ou le cyprès.

Une petite terrasse plus intime s’ouvre en contrebas, ornée d’une fontaine et de bassins, et offre un panorama exceptionnel sur la vallée du Paillon et, plus loin, la mer.

Le Musée d’Archéologie de Cimiez

Créé en 1960, le musée occupait à l’origine le rez-de-chaussée de l’actuel Musée Matisse. C’est en 1989 que fut inauguré le nouveau Musée d’Archéologie implanté sur le site même des vestiges de la cité romaine antique de Cemenelum. Il présente des témoignages archéologiques de l’histoire ancienne de Nice ainsi que des collections antiques provenant d’autres sites.

Musée Matisse, Nice - Façade ouest et sud du musée, vue générale avec les arènes romaines
Musée Matisse, Nice – Façade ouest et sud du musée, vue générale avec les arènes romaines

Les arènes de Cimiez

Vue des Arènes de Cimiez à Nice
Arènes de Cimiez

Classé en 1965, il s’agit d’un amphithéâtre romain initialement bâti au IIème siècle pour servir d’entraînement aux cohortes stationnées à Cemenlum, puis agrandi au IIIème siècle avec l’adjonction de gradins pour la population de la cité et destinés à l’accueil des jeux.

Malgré d’importantes dégradations au fil des siècles, une partie importante du monument reste visible. Des travaux de restauration et de consolidation ont été réalisés fin du XIXème – début du XXème siècle. Les objets découverts dans les arènes sont conservés et exposés au Musée d’Archéologie.

D’une capacité de 5 000 spectateurs, les arènes se trouvaient à proximité immédiate des thermes romains, site également classé monument historique en 1947. Les ruines du frigidarium des thermes du nord, et de l’amphithéâtre proche (arènes) ont toujours été visibles et n’ont jamais été recouvertes depuis l’époque romaine. Des années durant, l’amphithéâtre est resté fidèle à son affectation antique principale, le spectacle, en accueillant les animations données à l’occasion de fêtes traditionnelles et les concerts du Nice Jazz Festival. Toutefois, cette dernière utilisation a pris fin en 2011 avec le déplacement du Nice Jazz Festival en centre-ville.

Le Regina palace et la colline de Cimiez

En 1860, après l’annexion du comté de Nice par la France, l’accès aux collines de l’agglomération niçoise n’est pas aisé. Le percement d’une grande avenue (le boulevard de Cimiez) en 1881 conjugué à l’engouement de l’aristocratie éprise de climatisme hivernal attire les investisseurs qui couvrent la colline de riches demeures et d’hôtels de luxe.

Dans les années 1881, la Reine Victoria séjourne sur la Côte et émet le souhait d’avoir un édifice à la mesure de sa grandeur, pourvu des derniers conforts modernes (électricité, tout à l’égout, chauffage central).

Sous la direction de l’architecte Sébastien-Marcel Biasini, l’immeuble est achevé en moins de deux ans, au début de l’année 1897. Il est administré par une société d’exploitation qui le nomme Excelsior Hôtel Regina. Fidèle à sa promesse, la souveraine et sa suite viennent y séjourner du 12 mars au 28 avril 1897, puis du 13 mars au 28 avril 1898 et une troisième et dernière fois du 12 mars au 2 mai 1899.

Pendant la première guerre mondiale le Regina est réquisitionné et transformé en hôpital militaire. C’est en 1920 qu’une société immobilière le rachète et le nomme Hôtel Regina. La crise de 1929 et l’engouement toujours plus grand pour les activités de bord de mer auront raison de ces hôtels collinaires. Ainsi, en 1934, l’hôtel Regina est déclaré en faillite.

Reconverti en immeuble d’habitation, il est vendu à la découpe. En 1938, Henri Matisse rachète deux appartements au 3ème étage pour en faire un vaste appartement-atelier.

Façade de l'immeuble Regina palace
Le Regina, Nice
Ville de Nice, Service photo
Le Régina, Nice - Façade sud et est, vue semi-aérienne
Le Régina, Nice – Façade sud et est, vue semi-aérienne

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