Divertimenti de W.A. Mozart – Épisode 3

Wolfgang Amadeus Mozart | Divertimento in F, KV 138 pour cordes – Quatuor des Solistes de l’Orchestre Philharmonique de Nice

« Le peintre choisit sa couleur dans l’intensité et la profondeur qui lui conviennent comme le musicien choisit le timbre et l’intensité de ses instruments ».

(Maria Luz, « Témoignages », 1952 ; EPA, p. 248).

Violoniste lui-même, les recherches picturales d’Henri Matisse se conçoivent dans un milieu imprégné de musique, source d’inspiration majeure qui lui permet tout au long de sa vie, d’évoquer le mouvement, le rythme et l’élan vital, l’isolement ou l’union dans la concentration, l’allégresse, la mélancolie, la méditation ou le repos.

Nous savons qu’il assistait aux concerts, classiques au Châtelet ou bien Jazz à Harlem et qu’il fréquentait des musiciens et des compositeurs tels que Joan Massià, Henrik Melcher, Serge Prokofiev.

Son goût musical était très étendu et varié. Les élèves de son académie de Montparnasse témoignent ainsi de l’importance qu’il accordait à l’écoute musicale dans le cadre de la création. La plupart des cours se faisaient en musique et Matisse rappelait à ses élèves les correspondances entre les sons et les couleurs. Par la suite, il écoute de la musique sur son phono ou à la radio et crée le plus souvent en musique, par exemple du plein chant lors de son travail pour le Chapelle de Vence au terme de sa carrière.

La métaphore musicale est très présente dans son œuvre. Des instruments divers, piano, violon, guitare, mandoline, luth, tambourin etc., font partie du décor des ateliers niçois comme pour mieux signifier l’omniprésence de la musique dans son existence. Alors que dans le célèbre album Jazz, la composition en son entier transpose le rythme et l’improvisation de la musique.

Pour revivre en live le dialogue entre la couleur de Matisse et la musique, le Musée Matisse vous invite à vivre en ligne une expérience musicale exceptionnelle !

Retour en haut de page